Notre idylle dorée

Notre idylle dorée, notre histoire d’amour adorée, me dévore, me donne envie de boire. Boire un peu de tes lèvres colorées et tant aimées. J’aimerais tellement m’en enivrer.  Aucun faire-valoir ne peut remplacer cet abreuvoir. Elles m’ont tant donné, et repris parfois, ces lèvres adulées, chéries, vénérées, que je ne cesse de contempler et d’admirer, que je veux glorifier par mes mots, mots qui ne parviendront pas assez à les servir, à les bénir. De ces lèvres a  commencé notre idylle.  C’est à elles que je suis redevable. Elles ont eu une manière habile de faire de moi et de l’amour des esclaves. Je ne peux et ne veux me défaire de ce doux joug. Qu’elle m’emporte car rien n’aggrave l’état amoureux et suave dans lequel elles m’entravent. Si douces. Pourvu que jamais elles ne me repoussent. Tes lèvres, mon amour, me mettent dans un état de fièvre, dont mes sens et mon corps, épris tels des orfèvres, ne savent renoncer. Oui, j’aime à nous dénoncer, à nous montrer tels que nous sommes devenus, et de mon front encore froncer, en me mettant nue, entièrement nue devant toi. Notre idylle, si courtoise, de toi me fait te côtoyer, mais m’empêche de la tutoyer. Elle est si belle  qu’en l’effleurant, je crains de l’abîmer. Elle est si précieuse que rien d’autre qu’elle me rend si radieuse.  Elle est si fragile que je ne veux l’endommager. Il serait si facile de passer de l’autre côté. Mais c’est elle qui fait battre mon coeur,  elle qui me donne tant d’ardeur, elle qui est mon ambassadeur. Elle me fait vivre ou peut-être que c’est pour elle que je vis. Ma douce idylle.

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