Le pardon et l’indulgence

La politesse consiste à demander pardon pour tous les dommages. « Pardon », je te le demande. Un pardon qui ne déshonore ! Pour tous mes outrages. Ceci n’est pas de la lâcheté mais bien du courage. Le jugement de l’être aimé devient toujours une redoutable épreuve, quand il s’agit de savoir si l’on rencontrera la condamnation ou le pardon d’une faute irréparable. Ne dit-on pas que pour toutes fautes une porte est ouverte au pardon ? Et qu’il n’en est point pour l’ingratitude ? Aussi le pardon vaut mieux que la vengeance lorsque celle-ci engendre la souffrance. Tu peux aussi choisir l’extrême dédain pour remplacer le pardon. Tu es seul ton propre patron. Mais sache qu’il y a plus de gloire à pardonner qu’il n’y a de plaisir à se venger. Le pardon est la marque d’un grand coeur et d’un esprit bien fait, la vengeance ou le dédain est la marque d’un coeur haineux et d’un esprit violent. Tout ce que tu n’es pas mon Amour . Le philosophe Alain disait que « le vrai chemin du pardon, c’est de comprendre la faute par ses causes ». Peut-être dit-on choisir l’oubli qui est le plus sincère de tous les pardons ? Ceux-ci sont des reproches muets, malheureusement le mépris subsiste après. Mais la vie à deux n’est – t-elle pas le plus souvent qu’une série de raccommodements et de pardons ? Attention je ne prétends pas que le pardon est l’oubli de l’injure, mais la résolution de n’en plus témoigner le ressentiment. Car le pardon a vu et mesure la faute… ce que l’indulgence refuse de voir. Épargne-toi du moins le tourment de la haine, des reproches et à défaut du pardon et bien, tout de même, laisse venir l’oubli ! Quand on s’étudie bien et que l’on s’applique à se connaître, on se trouve soi-même si rempli de défauts, qu’on a de peine à excuser dans autrui ceux qui paraissent les moins excusables. Sois sage et compatissant mon Amour et demande-toi , si toi-même, un jour, tu y as pensé aussi. Je suis faible car je fais partie de l’humanité. Je te l’écris avec beaucoup de modération et de douceur, amour de mon coeur. Dans chacune de mes décisions, je n’ai jamais cessé de penser à toi, à nous. Mais parfois la souffrance est telle qu’elle t’étouffe et t’empêche de raisonner.  Et toi, mes loulous, ma famille et mes amis, je vous aime tous pour votre clémence. 

Une Réponse à “Le pardon et l’indulgence”

  1. Françoise MONTAGNE dit :

    Une écriture parfaite, concise et qui ouvre les yeux.

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