Répare-moi !

Une convalescence est comme un fruit qui mûrit.  Le deuil d’une relation est une convalescence.  C’est-à-dire un état de béatitude fort enviable, pour peu qu’il ne soit précédé d’aucune maladie, telle que la dépression.  On dit que la croissance de la personnalité s’effectue après la conquête de la convalescence.  Lorsque cela ira mieux, je serai en mesure d’aimer la vie et de l’aimer si fort qu’elle m’enivrera! Mais pour l’instant comme la nuit paraît longue à la douleur qui s’éveille ! J’ai soif de repos et je ne rêve que d’horizontalité à  l’ombres des grands arbres. Que de gens s’agitent sur eux-mêmes et se plaignent en même temps de n’avoir pas de repos. La plus grande félicité est le repos du coeur et la liberté de n’agir que seon sa volonté et son pou oir. Mais tu as eu toi aussi besoin de t’éloit’éloigner de ce qui t’aigrit, t’entrave, te fatigue, le désir de trouver le repos et tu as certainement trouver la jouissance de toi-même, voilà ce qui constitue le penchant a la solitude. Mais c’est ton choix ! Sache cependant que c’est perdre le repos que de perdre son coeur, que de devenir la proie d’un attachement  involontaire, d’avoir une affection malheureuse, de voir couler sa vie par une blessure du coeur. Le bonheur et le repos résultent  l’un de l’autre, et ne sont, pour ainsi dire, qu’une même chose; mais il ne faut pas confondre le repos avec l’inaction. Le repos de l’âme est dans un mouvement régulier, que rien ne suspend et que rien ne précipite. Il semblerait que le bonheur soit dans le silence des passions, dans l’équilibre et le repos. Ce dernier est notre premier supplice et notre derbier plaisir. En tous les cas , le travail du corps même n’y est pas inutile, et la peine qu’on se donne prend la place des peines que l’on éprouve. La nourriture est nécessaire au corps pour qu’il vive, comme le repos est nécessaire à l’esprit, parce qu’une trop grande tension detruirait toute la machine. Mais sache que l’envie est une passion qui ne connait point le repos. Le repos, le vrai bonheur pour moi, c’est auprès de toi. Les orages hebdomadaires ou mensuels ne servent à rien ni à personne. Ce qui me fait besoin, c’est la sécurité  et l’égalité des rapports. Une amitié aussi agitée que l’amour n’est pas un appui. Et l’amour lui-même, s’il ne donne de repos, n’est guère attrayant. « Amour, amour, quand tu nous tiens on peut bien dire adieu prudence » écrivait Jean de La Fontaine. En amour, les débuts sont toujours inoubliables, la fin laisse parfois à désirer. L’amour repose au fond des âmes pures, comme une goutte de rosée dans la calice d’une fleur. Aussi qui n’a jamais été sur le point de tout sacrifier à son amour n’a jamais aimé. Mais toi, mon tendre chéri , Dieu sait combien je t’aime. Comme le disait Anatole France,  » l’amour est une maladie de foie, et l’on n’est jamais sûr de ne pas tomber malade « . Oui… je suis malade.  S’il te plaît, répare-moi!

Laisser un commentaire

Territoiredelettres4c |
Territoiredelettres4a |
Francais34 |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Jonasdjeser
| Avipalmus
| Anticipation et rétrofuturi...