Les amours sincères sont comme les grandes douleurs!

Si la rencontre est un hasard, la rupture est toujours une nécessité.  Aussi en amour, il n’y a que la conquête et la rupture qui soient intéressantes ; le reste n’est que du remplissage. Une rupture est toujours douloureuse, au moins permet-elle de sauvegarder l’essentiel : conserver l’estime de soi, éviter le pourrissement dû à l’exaspération, raviver le desir qu’on éprouve pour le monde. Selon Jean Giraudoux,  » l’amour comporte des moments vraiment exaltants, ce sont les ruptures! » Elles ont ça de bon qu’on redevient soi-même. Aussi une illusion de moins c’est une vérité en plus ! Il n’est pas éternelles amours. Le problème c’est que je l’ai trop aimé pour ne point le haïr !! Certes en m’abandonnant, il me rend bel et bien à moi-même.  Mais c’est dur. On se donne toutefois des souvenirs quand on se quitte. Tout l’amour semble faire toujours une mauvaise fin, d’autant plus mauvaise qu’il était plus divin. Il est vraiment rare que l’on se quitte bien, car si on était bien, on ne se quitterait pas. Moi, personnellement, jamais je ne t’aurais quitté.  Si tu veux passer à autre chose , tu dois d’abord comprendre pourquoi tu ressentais ces émotions et pourquoi, maintenant, tu n’as plus besoin de les ressentir. Enfin si c’est le cas ! Certes il vaut mieux vive cassure que lents pourrissements ! À certaines amours mal venues, une franche coupure est le seul remède.  Et si cette amour était belle, sereine, solide… Pourquoi rompre ? Non… la rupture. Pour lui l’amour s’est envolé : bon voyage ! Un jour viendra où tu te rendras compte que tourner la page était la meilleure solution  (autopersuasion), car tu realiseras que ce chapitre n’avait rien de plus à te raconter.  Une rupture est comme un miroir brisé. Il vaut mieux le laisser brisé que de se blesser en tentant de la réparer.  Les déceptions de l’amitié se guérissent par l’indifférence celles de l’amour par l’oubli.  Mais comment oublier?! Comment ? Tout le monde fait des erreurs.  Mais ce n’est jamais une erreur d’avoir aimé quelqu’un passionnément. Un coeur a souvent deux portes : l’une pour vous faire entrer et l’autre pour vous faire sortir. Sauf que le chemin est bien plus compliqué.  Parfois, il vaut mieux tourner la page que d’être seule à vouloir arranger les choses. Au moins, j’aurai tout tenté.  Les amants cherchent à leur rupture  de bonnes raisons et lui les trouve bien facilement dans nos imperfections mutuelles.  Jusque dans celles qui les ont fait s’aimer. Ce que je me dis et redis : le malheur de l’avoir perdu ne doit pas me faire oublier le bonheur de l’avoir connu. Alors ne sois pas triste pour une personne qui t’a laissé tomber. Jamais. Ne quitte pas parce que quelque chose s’est mal passée.  Quitte parce que tu as tout essayé et que rien ne s’améliore. Selon moi, tu es loin de tout avoir essayé ! Une illusion de moins c’est une vérité en plus. Entre une grâce et une garce, il n’y a qu’une lettre de déplacée.  Le plus souvent une lettre de rupture. Existe-t-il une garce dans notre histoire ? Tu sais… celle qui a donné le petit coup de pouce! On a beau dire, une rupture, ça  libère  (toi) mais ça déchire aussi (moi), ne serait-ce que la routine. Il paraît que la vie ne cesse pas après une rupture, le fil du temps ne casse pas. Le mien est effiloché et est sur le point de céder.  La rupture, dit Jo Coeijmans, n’est rien qu’une foulure qui vous fait tomber au sol pour attraper la main tendue vous menant vers d’autres demain.  La foulure est en fait une cassure. Même la main tendue ne pourra rien pour moi. Il paraît qu’il y a une jouissance dans les ruptures, si on ne se laisse pas prendre par la pitié. De toute façon être heureuse ? Je ne suis pas si ambitieuse.  Une séparation est pire que la mort : la mort met fin à nos souffrances, la séparation les fait naître. Les larmes sèchent, mais la douleur reste. On n’oublie jamais vraiment. On fait juste semblant. Et ça, c’est scandaleusement douloureux.  Les adieux les plus difficiles sont ceux qui n’ont jamais été dits ou qui n’ont jamais été expliqués. Les séparations, au lieu de s’effectuer dans la compréhension de l’évolution du partenaire, se font souvent dans les pires incompréhensions. La vraie privation n’est point dans l’absence des biens dont on ne connaît pas, mais dans la séparation des jouissances dont on a longtemps savouré la douceur. Celle-ci est bien la pire des ruptures : non seulement on se quitte mais on se quitte pour des raisons différentes.  La séparation est comme une fenêtre à moitié  fermée : il y reste une lueur d’espoir. S’il te plaît, laisse-moi cette lueur d’espoir ! Si l’amour est un art difficile, la rupture l’est bien davantage encore. Si l’amour diminue, c’est qu’il n’a jamais été sincère.

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