La colère est une maladie de l’âme qui ne se guérit pas et ressort par tous les pores de la peau !

La colère est la non-acceptation de l’inacceptable. Et en colère, elle l’était ! Il l’a lâchement quittée sans aucune véritable explication et en l’humiliant une dernière fois en prétendant que tout était de sa faute… Un mois plus tard, monsieur paradait au bras de celle qui avait ruiné son mariage quelques années auparavant et détruit ses deux enfants, sur le lieu de travail de son frère et de sa belle-sœur. Elle était parfaitement consciente que cette agressivité restait une défaite contre elle-même ! Malheureusement, l’aigreur qu’elle ressentait et qui n’avait d’autre but que de se venger, prenait le dessus sur elle , telle une force sauvage. Mais une force qu’elle ne parvenait pas à dompter. Car la colère ainsi concentrée était comme un nuage qui ne se  résolvait pas en pluie pour éclater plus tard en grêle ou en tonnerre. Mais qui sème la misère, récolte l’éréthisme, dans la mesure où derrière chaque colère, il y a de la peine. Depuis leur rupture, il l’a bloquée. Téléphone, Messenger, Facebook, Snapchat, mail, Hangouts, Instagram… partout. A cause de sa lâcheté, impossible de lui demander une explication rationnelle et véridique. Le problème était que cette discussion semblait primordiale pour qu’elle puisse enfin tourner la page et se déculpabiliser. Qui ne peut vaincre le courroux est à demi vaincu. Depuis elle dormait seule et sur un lit d’orties. Selon Benjamin Franklin :  » Tout ce qui a commencé dans la colère finit dans la honte ». Eux, Pascal Weber (officiellement en couple avec sa « moto »!) et Simbarbie Enamorada (Priscilla pour les intimes), jeune écervelée moche comme un pou, ne devraient pas vivre sereinement après une telle fourberie, alors qu’elle subissait des insomnies depuis plus de six mois. Chaque minute de haine vous fait perdre une journée de bonheur. Et que de journées gâchées ! Marc-Aurèle clamait que  » les conséquences de la colère sont beaucoup plus grave que ses causes ». Il est vrai qu’après la rupture, elle a attenté deux fois à sa vie, fait un séjour de deux mois et demi dans une clinique psychiatrique et finit par échouer pendant deux mois encore dans une maison de repos. Et lui ? Il se rendait en amoureux à Paris voir le Concert de Rammstein (un de leurs projets) et, bien sûr, s’autorisait de laisser une trace de leur passage sur le pont des Amours, au moyen d’un magnifique cadenas muni des inscriptions suivantes « Pascal Priscilla ». Cette dernière c’est d’ailleurs empressée de poster la photographie sur les réseaux sociaux ! Restait donc que la colère, preuve de faiblesse d’esprit, qui, au défaut de raisons, substitue l’injure. Et assailli par les douleurs du ressentiment, l’esprit ne connaît plus la  paix. Et ne trouve ni joie, ni bien être. Elle était belle et intelligente, beaucoup l’ont approchée lorsqu’ils ont su qu’elle était célibataire. Mais aucun homme n’a pu réellement la séduire, encore moins la toucher. Elle était dégoûtée par ce que l’on nomme communément « l’amour ». Était-elle devenue insensée, ou même frigide ? Si la douceur est la force bienveillante de l’homme avisé, sa susceptibilité est une force destructrice. Selon Jean-Baptiste Blanchard (à qui on a dû jamais briser le coeur !) :  » La colère porte à dire et à faire mille choses qui avilissent toujours, et qui souvent déshonore le colérique ». La vérité est-elle si déshonorante ? Et Bouddha de rajouter :  » Rester en colère, c’est comme saisir un charbon ardent avec l’intention de le jeter sur quelqu’un; c’est vous qui vous brûlez ». Certes ! L’indignation est un accès de haine qui trouble la raison, met l’injure sur les lèvres, et jette devant nos yeux un nuage qui nous empêche de discerner la portée de nos actions. Lorsqu’ils étaient encore ensemble, ils parlaient beaucoup et juraient de ne rien se dissimuler. Un jour, il lui confessa que « lorsqu’il tirait un trait sur quelqu’un, c’était définitif et sans retour » : elle ignorait alors que ce principe s’appliquerait un jour à elle, qui était selon lui « la femme de sa vie », et surtout il ne voulait plus entendre parler de « Priscilla »! Elle avait été finalement en couple pendant trois ans avec un poltron et un menteur. Dorénavant elle imaginait que c’était sur elle qu’il médisait à sa « nouvelle »conquête. Aussi elle l’avait toujours dans la peau, au propre comme au figuré. Quelques mois avant la rupture, elle n’a rien trouvé de plus judicieux que de se faire faire un tatouage sur son avant bras gauche : « Tu es donc je suis » poqur reprendre le fameux « Je pense donc je suis » du philosophe René Descartes. Parce qu’ils ne faisaient qu’un et elle a perdu la moitié de son être. Oh! combien elle le regrettait maintenant. Ne supportant plus de voir son bras, elle préférait le gratter avec une lame de cutter : sa douleur intérieure s’extériorisait et le tatouage se cachait sous l’épaisseur du sang. Selon la Bible : « Une réponse douce calme  la fureur, mais une parole dure excite la colère » (Proverbes 15:1). Il se murait dans ce mutisme, qu’il pensait certainement être de la désinvolture, du désintéressement afin de lui montrer à quel point après l’avoir tant aimée, il la méprisait. Or, à ces yeux, ce silence n’était autre que de l’égoïsme et un manque de grandeur d’âme. Pauvre de lui ! Sean Penn disait à ce propos : « J’ai survécu à pas mal de colères. Je les ai remplacées par de l’amour. La vie n’est qu’une longue guérison ». Maintenant elle repart de rien, de zéro. Car elle avait tout abandonné pour être à ses côtés à l’autre bout de la région. Plus d’appartement, plus d’emploi fixe, plus de famille, ni d’amis. Le plus douloureux a été de s’éloigner de ses deux adorables enfants, à qui elle promettait chaque jour de leur préparer une chambre et de les faire venir. Sa motivation : ne pas priver sont amoureux de ses propres enfants. Un désastre ! Elle s’est retrouvée seule, toute seule, et a plongée dans une grave dépression. Et ça il ne l’a même pas vu, il ne s’est rendu compte de rien !

Le plus profond de la colère est la colère d’être en colère, et de savoir qu’elle s’y jettera, et de la sentir monter en elle comme une tempête physique. Le mot « irritation » en son double sens, explique assez cela, si l’on y pense avec suite. L’enfant crie de plus en plus fort principalement parce qu’il s’irrite de crier, comme d’autres s’irritent de tousser, et comme elle s’irrite de ne pas connaître la vérité.

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