On n’a rien compris à la maladie, tant qu’on n’a pas reconnu son étrange ressemblance avec la guerre et l’amour!

Ses compromis, ses feintes, ses exigences, ce bizarre et unique amalgame produit par le mélange d’un tempérament et d’un mal. Aussi c’est la maladie qui rend ironiquement la santé agréable ! Le mal engendre ainsi le bien. Nous pouvons d’ailleurs faire une telle comparaison dans d’autres domaines : c’est la faim qui fait désirer la satiété et la fatigue le repos. Paradoxalement, la maladie ne s’intéresse pas à ceux qui ont envie de mourir. A l’âge de 42 ans, mon oncle maternel est décédé d’un cancer des poumons. Souvent, avant de nous quitter, il répétait cette interrogation douloureuse : « Pourquoi moi ? » Que pouvions-nous lui répondre ? Autour de moi, somme de personnes ont été la victime de ce mal. Anna, je voudrais que tu saches combien je t’aime et combien je suis fière de toi. Elle est mon modèle, j’ai admiré sa force et son courage fasse à sa maladie. Elle était tout pour toi ma belle-sœur, une Maman est tout pour soi, je crois qu’elle le savais, et ne regrette rien. Un jour, tu deviendras comme elle, aussi forte.

On dit souvent que « l’amour ne meurt pas de mort naturelle. Il meurt parce que nous ne savons pas revenir aux fondamentaux de cet amour. Il meurt de la cécité, des erreurs et des trahisons. Il meurt de la maladie et de blessures. Il meut d’ennui et de flétrissement » (Anaïs Nin). C’est trop voir des êtres sous leur vraie lumière qu’un jour ou l’autre nous prend l’envie de les larguer. La lucidité est un exil construit, une porte de secours, le vestige de l’intelligence. C’en est aussi une maladie qui nous mène à la solitude. La vie , qui en partage la tempérance, le courage, la sagesse, ou la santé, est plus agréable que celle où se trouvent l’intempérance, la lâcheté, la folie et la maladie. Nous pouvons affirmer de même que la maladie grave est une mort en sursis pour le pessimiste et simple mésaventure pour l’optimiste. Elle reste une épreuve à surmonter. En outre, on ne parle jamais assez de la dépression. Elle frappe au hasard: c’est une maladie, pas un état d’âme. Comme l’affirme un proverbe chinois : « Ceux qui souffrent de la même maladie compatissent entre eux, ceux qui ont les mêmes soucis s’entraident ». Les autres restent indifférents et s’éloignent. L’amour nous détruit, il hante nos rêves, ronge nos jours… L’amour a tué plus de personnes que n’importe quelle maladie.

Selon la sagesse Tibétaine, la maladie est un avertissement qui nous est donné pour nous rappeler à l’essentiel. Il y a des remèdes plus ou moins efficace pour la maladie, il n’y en a point pour la destinée… Selon Gérard de Nerval, « la mélancolie est une maladie qui consiste à voir les choses comme elles sont ». Une sorte de lucidité en somme. Alors que la maladie est une invitée surprise qui vient subitement et part lentement. Elle possède ce côté diabolique qui la rend omniprésente, tout pivote autour d’elle, on ne voit plus la vie, on la subit. Selon Confucius, « il n’y a que les pères et les mères qui s’affligent véritablement de la maladie de leurs enfants ». Et encore, lorsque j’ai dit aujourd’hui à ma mère que je me sentais épuisée et ai dormi toute la journée, elle n’a rien trouvé de mieux que de me demander de me « ressaisir » ! Quant à mon père, si le monde ne tourne pas autour de lui, il est absent! Je crois que la plus grande maladie dont souffre le monde aujourd’hui est la manque d’amour. Cruauté, injustice. Intolérance et oppression. Et là où, auparavant, vous aviez la liberté de faire des objections, de parler comme bon vous semblait, vous avez maintenant des censeurs, des systèmes de surveillance vous contraignant à la conformité et sollicitant votre docilité. Comment est-ce arrivé ? Qui est à blâmer ? Bien sûr, il y a ceux qui sont plus responsables que les autres et qui devront en rendre compte (P.W.)… Encore dans un souci de vérité, si vous cherchez un coupable, regarder simplement dans un miroir.

La sagesse des autres n’a jamais servi à rien. Quand arrive le cyclone : la guerre, l’injustice, l’amour, la maladie; on  est toujours seul, tout seul, on vient de naître et on est orphelin. Au cours d’une maladie, je constate que la peur et le dégoût de la souffrance me font crier presqu’autant que le fait la souffrance elle-même. Le chagrin est comme la maladie: pour les uns il est béni; pour les autres il est aigu.

Tombée amoureuse comme on attrape une maladie: sans le vouloir, sans y croire, contre son gré et sans pouvoir s’en défendre, et puis le perdre. De la même  manière… L’amour : c’est une maladie qui rend mauvais. Dès que l’on aime vraiment quelqu’un, on ne peut s’empêcher de lui nuire, même et surtout si l’on veut le rendre heureux. Et lorsque cet amour prend fin, être devenu seul devient une maladie honteuse. Pourquoi tout le monde fuit-il la solitude ? Parce qu’elle oblige à penser.

Enfin, avouons-le, une longue maladie semble être placée entre la vie et la mort, afin que la mort même devienne un soulagement et à ceux qui en meurent et à ceux qui restent.

Une Réponse à “On n’a rien compris à la maladie, tant qu’on n’a pas reconnu son étrange ressemblance avec la guerre et l’amour!”

  1. Liloum33 dit :

    Ne le prends pas mal maman, je t’aime.

Laisser un commentaire

Territoiredelettres4c |
Territoiredelettres4a |
Francais34 |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Jonasdjeser
| Avipalmus
| Anticipation et rétrofuturi...