La chance aide parfois, le travail toujours.

Le travail fatigue même les ânes ! Sérieusement,  le travail est-il essentiel à notre bonheur ? On dit que le travail pense et que la paresse songe. Liam était un acharné du travail.  Il était avocat et ne vivait qu’à travers son métier.  Pour réussir,  travailler dur,  ne jamais abandonner et surtout chérir une obsession magnifique.  Il finissait toujours le travail pour lequel il était payé et semblait mériter son salaire. C’est un processus de travail,  le bonheur.  C’est tout ce qui en nous,  dit oui à la vie,  à l’existence… Le bonheur,  c’est la présence et la conscience.  Pour Alexandre Dumas fils : »le travail est indispensable au bonheur de l’homme ; il l’élève,  il le console; et peu importe la nature du travail,  pourvu qu’il profite à quelqu’un : faire ce que l’on peut,  c’est faire ce que l’on doit « . Et selon Emmanuel Kant : »le travail est l’activité vitale propre au travailleur,  à l’expression personnelle de sa vie ». Au travail,  le travail pense pour nous, n’est-ce pas ? S’amuser et travailler protègent des tourments de la pensée.  Le travail paie dans le futur, la paresse,  elle, paie comptant! Qui plus est,  le travail et la consommation,  dans notre société,  visent à occuper notre temps pour nous empêcher de penser et de trop réfléchir.  Il en va de sa propre survie. Le travail est-il alors un objet d’aliénation ? Seul n’a de valeur que le travail réalisé en profondeur,  comme le conçoit Liam, dans un engagement total,  et dans une lutte où on se livre tout entier.  Il est vrai que perdre son travail,  ce n’est pas seulement perdre son argent.  Ne soyons pas matérialistes ! C’est aussi perdre sa confiance en soi et son but dans la vie.  A moins que l’on ait d’autres centres d’intérêts… La règle d’or du travail intellectuel peut se traduire ainsi: » Ne tolère ni demi-travail ni demi-repos. Donne-toi tout entier ou détends-toi absolument.  Qu’il n’y ait jamais en toi de mélange des genres ! » pensait Liam.  En effet le travail intellectuel exigedeux qualités contraires: la lutte contre la dissipation,  ce qui ne se peut qu’en se concentrant,  mais aussi un détachement par rapport à son travail,  puisque l’esprit doit prendre sa hauteur,  comme disait Étienne Pascal,  au-dessus de son ouvrage.  Mais tant de mains, qui hors du travail,  ne savent pas quoi faire ! Or il faut travailler avec acharnement,  voracement, d’un coup,  et sans rien vous distraire. En ce qui concerne la littérature,  André Gide déclare:  » que c’est le vrai moyen de l’unité de l’œuvre.  Puis une fois faite, et quand l’écriture se repose, il faut lire avec acharnement,  comme il aide après un tel jeûne,  et jusqu’au bout,  car il faut tout connaitre.  Il faut croire que c’est dans l’absolu que l’on travaille « . Il faut donc travailler et faire ce que l’on peut,  et pour le reste,  tout prendre avec légèreté et bonne humeur. On ne se rend pas la vie meilleure en étant amer.  Et Dieu sait que les gens amers au travail,  il y en a par milliers.  Le travail selon le proverbe est le père de la renommée. Mais est-ce que tous sommes motivés pour travailler ? Le travail semble l’allié de la paresse dès qu’il est motivé.  Rares sont ceux qui ont la chance de savoir pourquoi ils travaillent.

Kevin,  quant à lui,  ne travaillait pas. Il avait perdu son emploi il y a fort longtemps.  Car il refusait tout travail besogneux. Il a pourtant une qualité : il est modeste et il s’en vante ! Mais selon Jacques Chirac : » nous devons prendre conscience que le travail ne constitue plus,  désormais,  l’essentiel d’une vie ». En effet, qui, de nos jours,  fait encore carrière dans une seule et même entreprise ? Chercher le bonheur dans son travail,  c’est comme creuser une galerie dans la roche dure, à la recherche de l’or. On a besoin de toute son énergie,  de toute sa force et de l’ardeur de sa nature pour y parvenir.  Le repos est-il nécessaire ? Nous avons effectivement besoin de l’hiver. Car pendant que la nature se repose,  l’esprit,  lui, peut entrer en ébullition.  Le travail est un trésor,  le travail des autres, cela va de soi ! Par exemple,  lart, c’est le travail effacé par le travail… Est-ce que l’homme qui travaille perd un temps précieux ? Croyez-vous en un travail qui consisterait à penser ensemble ? Lorsque l’on veut s’instruire,  il faut se faire disciple. La pensée se dissipe dans les entretiens., et pour que causer vous soit profitable,  il faut que l’on cause avec un contradicteur sincère et perspicace ; et, dans ce même cas,je crois qu’il vaudrait mieux correspondre. Selon Blaise Cendrars : » Écrire est une vie de l’esprit,  c’est un travail ingrat qui mène à la solitude « . Personnellement,  écrire me procure beaucoup de plaisir et une détente nonpareille. Mais nous devons faire la part des choses en ce qui concerne le travail intellectuel et le travail plus besogneux du corps.  Car le travail du corps délivre des peines de l’esprit  et cest  » ce qui rend heureux les pauvres  » Selon François de La Rochefoucauld.  Ni voyez aucun mépris de ma part, aucun parti-pris ! Ce n’est qu’une constatation.  Aussi Jean-Marie Gourio de rajouter : » en Afrique,  personne travaille,  et pourtant t’as pas de chômeurs » . Quel paradoxe que celui-ci ! Selon lui, l’homme ne serait pas fait pour travailler,  ce ne serait pas naturel,  mais anomalique. Et si le travail bien fait est source de joies puissantes, la paresse savourée en gourmet ne lest pas moins.  Les gens qui ne travaillent pas ne s’ennuient jamais. Or, les gens qui travaillent s’ennuient quand ils ne travaillent pas! Enfin l’homme a inventé le travail pour s’éviter de trop penser, et l’argent pour endurer stoïquement le travail organisé.  Ainsi naquirent tous les maux de l’humanité.

Ah, la joie ce travail dont nul ne vient à bout : vivre! N’est-ce pas là le principal ?

2 Réponses à “La chance aide parfois, le travail toujours.”

  1. Gabrion dit :

    Qu’elle envergure d’idée soluble

Répondre à Gabrion

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