La liberté n’existe que là où l’intelligence et le courage parviennent à mordre sur la fatalité.

La plus absurde des tyrannies est celle de vouloir se faire aimer par devoir, car tout despotisme enfante la liberté. Avis aux despotes en amour ! Le secret est l’écrin du bonheur. Rêve ta vie en couleur, c’est le secret du bonheur. La révolution, l’anarchie, la liberté sont les lauriers de la pensée. Elles n’ont pas d’autre couronne que notre tête. Attention à toi petit garçon, car les chemins de la liberté font mal aux pieds. Plus tu grandis, plus il te faut changer de chaussures. Quand adulte tu es, que tu ne change plus de souliers, la vie sociale te met des boulets que tu as peine à progresser, t’empêchant d’avancer et les chemins de la liberté font encore mal aux pieds… Mais il n’est de bonheur sans liberté, ni de liberté sans courage… Quant à ceux qui professent vouloir la liberté et déplorent l’agitation, ils sont comme des paysans qui voudraient récolter sans avoir labouré ! A quoi sert la liberté d’expression, quand on n’a rien à dire ? Soyons réalistes  : la plupart de nos concitoyens n’ont rein à dire, ils le savent pertinemment. La liberté d’expression , c’est s’octroyer la possibilité de dire ce qu’il est interdit de dire. Dire seulement ce qui est permis, n’est pas l’usage d’une liberté, mais l’usage d’un droit. Un droit par essence est limité. La liberté est infinie, ou elle n’est pas ! Tout le monde veut être libre, mais personne n’en a le courage. On peut restreindre, voire même priver quelqu’un de sa liberté mais jamais personne ne pourra lui retirer son intelligence.

Aussi, qui revendique la totale liberté entière et pleine, revendique la totale responsabilité entière et pleine. Par exemple, la liberté d’opinion est une farce si l’information sur les faits n’est pas garantie et si ce ne sont pas les faits eux-mêmes qui font objet du débat. Qui veut accomplir une oeuvre de paix et n’accomplit pas une oeuvre de justice et de liberté doit craindre l’illusion de mettre dans ses sillons des braises ardentes à la place de graines. Selon Jean-Marie Adiaffi : « le monde n’est qu’un vaste mensonge, un bouquet de douleurs, un complot contre la vie, un funeste complot contre la liberté et la justice ». Les arbres doivent se résigner, ils ont besoin de leurs racines, les hommes pas. Nous respirons la lumière, nous convoitons le ciel et quand nous enfonçons dans la terre, c’est pour pourrir. La sève du sol natal ne remonte pas par nos pieds vers la tête, nos pieds ne servent qu’à marcher. Pour nous seules importent les routes. Ce sont elles qui nous convoitent, de la pauvreté, de la richesse, ou à une autre pauvreté, de la servitude à la liberté ou à la mort violente. Elles nous permettent, elles nous portent, nous poussent, puis nous abandonnent. Alors nous crevons, comme nous étions nés, au bord d’une route que nous n’avions pas choisie. La liberté est un mirage derrière lequel se cache la solitude. Nous pouvons laisser à notre esprit, à notre pensée, la liberté d’explorer, voire de violer des espaces mêmes les plus démoniaques qu’ils soient. Cependant, ordonnons à notre conscience à tout instant, de dresser une muraille entre le bien et le mal. Et pour ce faire, condamnons en permanence notre être tout entier, dans l’inaction d’éléments néfastes tant pour nous, que pour nos semblables. Moralité: rien ne sert de chasser les mauvaises pensées, la sagesse consiste à ne pas les appliquer.

La liberté, est-elle l’absence de limites, la liberté d’action ? Est-on « Charlibre » ? Soit libre de condamner tous ces actes odieux, libre de ne pas suivre le troupeau et faire d’amalgame. Sentir l’air et l’eau, se nourrir du soleil, se laisser bercer par le vent, vivre, aimer le parfum de la liberté, voilà ce que doivent être les droits de chaque être humain. Si donc de toutes parts s’étend un libre espace sans limite, si des germes innombrables multipliés à l’infini voltigent de mille façons et de toute éternité, est-il possible de croire que notre globe et notre firmament aient été seuls créés et qu’au-delà il n’y ait qu’oisiveté pour la multitude des atomes. Mais, attention, il faut prendre en compte d’autres principes : nous aimons tous à croire en la liberté. Celle de penser, de décider, de faire un choix; mais tout cela n’est qu’une illusion, l’influence des autres même agit sur les esprits les plus indépendants. Nous ne sommes pas ce que nous décidons, mais ce que notre vie , notre éducation et notre expérience a bien voulu faire de nous.

Le secret de la liberté, c’est la librairie. La liberté n’existe que là où l’intelligence et le courage parviennent à mordre sur la fatalité. La liberté, comme le courage, est un escalier qu’il faut gravir marche par marche, impossible d’enjamber ! Souvent on a l’impression qu’une fatalité nous colle à la peau comme si notre passé et notre avenir étaient déjà consignés quelque part dans un grand livre du destin. Il y a des gens qui portent la fatalité avec élégance. Comme si leur coeur, martelés d’innombrables coups durs, résonnaient comme un gong, un bouclier de bronze sur lequel le destin ne peut que se casser les dents. Précision du langage: tomber amoureux, fatalité, passivité de la chute. Le problème de la survie et de l’épanouissement de l’amour consiste à transformer cette chute en ascension. L’intelligence est encore de garder son amoureux. Très difficile. Car lui est libre de mettre fin à la relation à tout moment (PW). Et cela fait un mal de chien !

Finalement, un homme qui ne prétend à rien, qui sait qu’il ne sortira jamais de sa condition de vermisseau, jouit d’une liberté parfaite ! De même, lorsque la liberté prend un caractère licencieux, il est indispensable pour en limiter les dégâts et autres fâcheuses conséquences, d’en définir, autant que possible, les limites. Et le serpent se mord la queue ! Non, tout liberté comporte des limites. La liberté ne saurait devenir licence. La santé est la première des libertés, et le bonheur en est la base. Selon Victor Hugo : « Le peuple a le droit à la liberté, mais n’a pas de droit sur la liberté ». Quel paradoxe ! Est-ce que la liberté finalement n’est-pas l’indifférence ? Méfions-nous sommes toutes de ceux qui croient que la liberté c’est n’importe quoi, n’importe quand. Ma fée s’appelle aujourd’hui la liberté, mon chevalier s’appelle le droit !

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